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Chaque année, vers le mois de septembre, les effets des plages et soirées festives estivales sont déjà très loin. Les responsables: la routine et notre système nerveux. Chaque jour, nous sommes confrontés à des signaux extérieurs comme le bruit, des informations, des agressions environnementales etc qui se transforment en signaux internes dans notre corps.

Les vacances sont des moments privilégiés pour prendre de la distance et remplacer ces informations délétères par des stimuli positifs comme la vue de la mer, les senteurs, les odeurs agréables de monoï, la nature, l’eau de mer, la montagne, l’apéritif etc. Et lors de notre retour dans notre cadre de vie des autres 335 jours de l’année, notre système d’analyse de l’environnement accueille les informations connues favorablement et les nouvelles informations sont passées au crible avant d’être acceptées par notre cerveau.

Mais la réalité mécanique d’une écluse pleine d’eau fait qu’il n’est pas possible d’en ajouter. Cela déborde. Il en va de même avec notre cerveau et le traitement de l’information. Et voilà en septembre que l’on ressent déjà le « trop plein ».

Les signaux internes, conscientisés ou non, sont plus ou moins appréhendés par notre cerveau lors de nos routines. Cela signifie que l’on s’habitue à un rythme cardiaque rapide, des essoufflements, des tensions dans les épaules ou sur le front. Lorsque des signaux externes viennent dérégler notre fonctionnement quotidien comme des emails ou notifications, une altercation, un refus de priorité, une surcharge de travail, une nouvelle hiérarchie qui ne vous soutient pas, il est de notre responsabilité d’écouter ou d’observer les signaux corporels et mentaux et y répondre par un soulagement. Dans certains cas, l’analyse de ces signaux se traduit par un soit-disant « besoin »: plus de chocolat, plus de café, plus de sucre, plus d’alcool. Jusqu’au point où l’on ne se rend plus compte de la quantité de substances ajoutées à notre vie quotidienne pour compenser et le « copying » (faire face) devient dysfonctionnement. Ainsi les petits ajouts se transforment en mauvaises habitudes à cause d’un phénomène d’inhibitions, ce qui nous mène à l’épuisement et une santé fragile. La sophrologie, le Nidra, le Yoga, la respiration consciente ont tous le même bénéfice de déprogrammer un réflexe de compensation.

Il est de la plus haute importance de s’arrêter et observer pendant quelques minutes régulièrement toutes les deux heures, afin de comprendre ce que notre corps envoie comme messages: tensions musculaires, céphalées, insomnies, manque de concentration, picotements, engourdissements, crispation des mâchoires, front chargé, manque de salive, endormissement difficile etc. S’arrêter et respirer profondément sera la première résolution de la rentrée que vous pouvez mettre en place.

Cela ne signifie pas que tout va changer quand vous vous apercevrez des signaux corporels ou mentaux mais vous placez ainsi un curseur et la mise en application d’un programme adapté contre le stress va vous permettre de mesurer au fil des semaines (et une base de deux mois serait un grand minimum) pour mesurer l’évolution vers un stress positif, qui vous stimule, qui vous apporte joie et dynamisme et qui n’épuise plus, grâce à la disparition des signaux de lourdeur, de fatigue et de stress qui mène à la perte de performance.

Vous permettrez à votre système nerveux d’être stimulé par des activités positives, créatives, amicales, de socialisation ou de relaxation et vous récupérerez plus vite en cas de fatigue.
Votre comportement est à décrypter, vos choix et les habitudes aussi. Ce sont les étapes d’un programme de Mindfulness – Pleine Conscience qui vous accompagne durant plusieurs semaines afin de monitorer le changement qui restaure votre énergie.

Nous savons que parfois nous nous levons déjà fatigués. Si nous laissons les lumières de la voiture allumées toute la nuit dans le garage, il sera difficile de démarrer la voiture au matin. Il est donc utile de faire face à ce qui crée cette consommation d’énergie physique et/ou mentale, cette mise sous tension permanente, temporaire, chronique. Ainsi vous vous donnez les moyens de faire appel à la bonne énergie, au bon moment. Commencez par mettre un rappel automatique toutes les deux heures (une sonnerie sur smartphone) ou un rappel aléatoire grâce à l’application gratuite Yapp. Lors de la sonnerie, faites le point sur vos tensions et respirez 1 à 3 minutes profondément.

Les prochaines vacances sont encore loin? Peu importe, vous aurez déjà pris l’air d’ici là.